21 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

That’s real.

     Par où commencer. Le passé, parler de ce qui allait mal et ce qui nous a amené là ? Parler du présent, ce que je ressens ? Me morfondre dans ma situation que j’aime et déteste ? Du futur, de ce que je dois changer ?

Puisqu’il nous faut choisir, introduisons avec le présent, qui nous attirera vers le passé. Puisqu’il ne faut pas terminer sur une note négative, nous parlerons du futur puisque c’est là que les choses se passent !

Présent :

Le mardi est vraiment la pire journée de la semaine. Oui, j’aime le lundi, le mercredi, le jeudi parfois, le vendredi, le week-end… Mais le MARDI. Si je décrétais un jour de la déprime, ce serait celui-là. Il me donne froid dans le dos. D’autant plus que c’est le jour où il m’a quitté. Imaginez mon désespoir quand je m’en suis rendue compte. Hah, amertume…

Voilà ce qu’il se passe. K m’a quitté. Mais l’amoureuse que je suis n’arrive pas à s’en détacher, évidemment, alors je lui parle… Oh et vous savez, je suis extrémement… insistante. J’exprime beaucoup mes sentiments, mes émotions. Je ne sais pas, narcissisme, besoin de provoquer de la compassion, d’être cette pauvre petite chose… Plaignez-moi, bordel de merde ! OUI c’est horrible que je me sois faite larguée ! OUI le monde est plus gris depuis que c’est arrivé, NON en effet jamais je ne retrouverai quelqu’un comme lui ! Faites un effort, dite moi des choses négatives que je puisse continuer à me morfondre avec complaisance… Je vous assure (je n’écrirai pas « je vous jure » car Jésus a dit de ne pas faire de serments) que parfois, si j’étais une autre personne physique, je me mettrais des claques… Je suis vraiment insupportable. J’ai des bons côtés aussi… Je suis par exemple d’une tolérance remarquable par rapport aux autres cultures. K. était croyant, et la religion avait une place importante dans sa vie. Or, jamais, jamais ce ne fut un problème. Au contraire, c’est une part de sa vie que je ne connais pas puisque je ne partage pas du tout cette croyance. Je pouvais lui poser des questions et toujours il satisfaisait ma curiosité. Notre relation, loin d’être parfaite, était mieux que tout. Même nos engueulades étaient géniales… Surtout quand on se réconciliait. Pas d’images salaces s’il vous plaît : il habite exactement à 1008,5 km. Au Danemark. Longue histoire… En bref, nous ne nous sommes touchés pour la première fois.. Il y a 2 mois. 2 mois… C’était les 10 plus beaux jours de ma vie. Et de loin. Je vous le dis c’est la vérité : nous sommes faits l’un pour l’autre. Avec moi, il se sentait à sa place. Et moi de même. Il a pleuré quand il a dû partir. Il m’a serré dans ses bras comme s’il voulait se souder à mon corps et ne jamais me quitter. Il a sanglotté que c’était injuste. « It’s unfair. So unfair… » et j’étais là, paralysée, le serrant également de toutes mes forces… pleurant en silence, aucun son ne s’échappant de moi, comme sous le choc. Oh oui, il m’aimait. Ce n’est pas peu de le dire. Comme des fous, aimant chaque instant sachant que la durée serait courte, trop courte pour nous. Je vivrais chaque jour de ma vie ainsi si elle pouvait se dérouler avec lui…

Mais depuis que c’est fini, je me pose des questions, en nombre incalculable : est-ce qu’il m’aime toujours ? Est-ce qu’il pense à moi ? Que pense t-il ? Regrette t-il ? Et là, il pense à moi ? Est-ce qu’il pense à moi autant que moi je pense à lui ?…?…?…? Je n’ai aucunes limites.

Donc il m’arrive d’être blessante. Très blessante. Car je suis moi-même blessée. « Quelle excuse ! »… Je sais bien. Mais c’est ma protection, je suis méchante. Je crois qu’une part de moi est méchante. Mais je ne peux pas m’empêcher d’essayer de le culpabiliser. Et là, non, je n’ai pas d’excuses pour expliquer cette attitude. Je me sens minable. J’aimerais lui dire, m’excuser, et lui prouver que je ne recommencerai pas, mais j’ai franchi la ligne. Tant mieux ? Peut-être… Il est tellement plus facile d’haïr que d’aimer…

J’avais une chance. Une chance de lui prouver que je peux ne pas être négative. Mais je ne l’ai pas vu. Je lui ai mal parlé, je l’ai agressé, je suis retournée voir mon ex, j’ai été triste et j’ai donné l’impression de ne pas vouloir me sortir de cet état… J’ai ruiné ma chance, craché dessus même. Cher lecteur inconnu, tu commences à te rendre compte d’à quel point je suis stupide ? 

Maintenant, j’aimerais croire qu’il n’est pas trop tard. J’aimerais croire que ce blog m’aidera à m’exprimer mieux, ne pas être négative… Mais comment être positif si je n’ai aucune chance de le retrouver ? J’ai prié. J’ai même prié ! Vous rendez-vous compte de ce que cela signifie pour moi…? Et j’y crois sincèrement, à ces prières. Je prie pour qu’il ait la force de croire en nous et de m’accorder une chance.

Tu as raison, K, je suis trop désolée pour moi même pour me rendre compte de ce qu’il se passe autour de moi. Je suis trop désolée pour moi-même pour ouvrir les yeux sur ce que toi, tu ressens. Et je ne sais plus quoi faire maintenant. J’aimerais que tout soit différent.

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