24 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

There we are : you made me crazy

Oh K. …

Je perds la tête. Je perds définitivement la tête. Après avoir été folle d’amour, je suis folle de chagrin, parfois de rage. Parfois je n’y pense pas, et parfois j’y pense si fort que je parle seule. Je te parle, en réalité. Je me répète ce que je devrai te dire quand nous parlerons. Ça change à chaque fois. De toute façon, à quoi bon, nous ne reparlerons jamais. Je t’ai demandé de sortir de ma vie. Je vois que physiquement, tu l’as fait. Il me reste cependant tous ces souvenirs, qui me hantent et me narguent, ils me regardent l’air de dire « Oh regarde, là, comme tu avais ris… Et là, comme tu avais eu peur… C’était bien, non, cette tempête d’émotion quand tu étais avec lui… Tu t’en souviens ? » Bien sûr que je m’en souviens. Comment oublier.

It feels like every morning reminds me of you

     Tu me pars pas, tu ne me quittes pas et je te vois encore sourire dans mon sommeil. Et ta voix… Oh K., ta voix me manque tellement. Je pleure, comme une enfant, en écrivant, comme si ça faisait beaucoup trop longtemps que je n’avais pas accepté de penser à toi au point de t’écrire un article. Car dans toute la splendeur de mon masochisme, je n’ose même pas m’infliger volontairement la souffrance de penser à toi. Tu arrives, sinueux, fourbe, sans que je ne m’en rende compte, et je m’en aperçois quand il est trop tard. Quand ton souvenir me transperce le coeur, une fois de plus.

     Cependant, j’écris ici comme si je voulais que tu reviennes, comme si je t’aimais encore. Je ne doute pas que ce soit vrai, je t’aime toujours, du moins, une part de moi. Mais en même temps, je te hais si fort. Je te hais pour

- m’avoir fait me sentir comme un monstre qui te blâme de m’avoir brisé le coeur, mais tout         bien réfléchi : tu m’as brisé le coeur, tu m’as brisée tout court. Tu m’as fait m’abaisser au         stade de limace pleurnicharde, s’accrochant à ta jambe qui avance vers un autre horizon, qui   m’éblouit et que je ne peux regarder.

- m’avoir humilié en me disant les mêmes choses que Samantha t’avait dit lorsqu’elle t’a             quitté. Puis ensuite m’avoir dit que ta relation avec elle était plus longue et plus stable. Mais     oui mon chéri, je t’en prie, retourne encore le couteau dans la plaie je crois qu’elle n’est pas     suffisamment large

- m’avoir fait pensé que certaines choses n’ont pas de fin, alors que je le croyais dur comme       fer avant de te rencontrer.

- simplement, m’avoir quittée. Je sais bien que de toute façon, avec nos études, nous                 n’aurions pas eu le choix, mais tout de même.

Il valait mieux couper plutôt que déchirer.

     Une part, et elle est grande, de moi sait que tu as eu raison de le faire. Mais Dieu que je te hais. Je te plains, d’ailleurs, car personne ne mérite ceci. Un jour, ça passera.

Un jour, tout passera.

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